oiseaux

L’oasis du causse, chapitre 4, juillet 2025

Voici un nouvel épisode, enfin pas si nouveau.
Chaque séance d’affût apporte sa nouvelle espèce…

Les Geais des chênes sont présents à chaque fois et très méfiants vis à vis de l’objectif et protestent bruyamment quand ils s’enfuient.

Geai des chênes, jamais discret
Punkie le Geai

La Huppe fasciée n’est jamais bien loin et son chant retentit à chaque fois autour de la lavogne. Lors de mon premier affût, j’ai fait décoller une famille cachée par les hautes herbes devant moi. Malheureusement ce magnifique oiseau était souvent trop loin ou à moitié dissimulé par la végétation ou sur le côté de l’affût.

Huppe fasciée

Mais une fois ce fut la bonne, juste devant l’affût deux huppes se posent mais ne se baignent pas. Hélas le soleil n’éclairait pas encore cette zone.

Huppe fasciée
Huppe fasciée avec un jeune chardonneret en arrière plan

Un Gobemouche gris s’approche mais craintif repart aussitôt. Décidément cette lentille effraie.

Gobemouche gris bien méfiant

Encore une surprise ce matin, un mâle Pie-grièche écorcheur vient prendre son bain. Ce sera la seule fois que j’aurai vu cette espèce pendant mes affûts, qui pourtant niche à proximité.

Pie-grièche mâle après le bain

Les Pigeons ramiers sont très méfiants même sans voir l’objectif. Beaucoup restent perchés sur les arbres entourant la lavogne et attendent un long moment avant de descendre à l’eau.

Pigeon ramier, la Palombe du sud-ouest
Pigeon ramier
Pigeon ramier

Certains s’immergent carrément pour boire.

Tête première et les pieds dans le plat !
L’envol est toujours bruyant

Je n’ai pas réussi à photographier de Pigeon colombin malgré quelques apparitions. Les Tourterelles turques ne sont pas venues souvent non plus, les Tourterelles des bois ne fréquentent pas le Causse Noir.

Tourterelle turque

Bien que très présentes autour de ce point d’eau, les Fauvettes à tête noire ne se laissent pas voir facilement. Elles se baignent et boivent dans les joncs bien cachées de mon œil de voyeur.

Fauvette à tête noire, le béret roux indique une femelle ou un jeune

Les passereaux granivores sont plus nombreux que les insectivores, c’est un constat mais je devrais prendre une journée pour faire des statistiques sur la fréquentation de la lavogne.

Nous avons déjà vu dans l’article précédent les Bruants zizi et jaune, voici le Bruant proyer. Son plumage est beaucoup plus terne que ses « cousins ». Ce sont des visiteurs assez nombreux mais leur effectif a diminué dès le mois de juillet.

Bruant proyer

Dans la famille des Fringilles*, chardonnerets, linottes, serins sont au rendez-vous.

Jeune Chardonneret élégant

La population française de Chardonnerets élégants a diminué de près d’un tiers au cours des 25 dernières années selon le suivi temporel des oiseaux communs (STOC).
Les chardonnerets font l’objet de braconnage dans les friches qui entourent certaines villes. Non pas pour les transformer en brochettes de petits oiseaux mais pour les revendre vivants. Ils sont très recherchés pour leur chant mélodieux. Cette raréfaction, en augmentant leur valeur sur les marchés illégaux, intensifie les trafics. 

Chardonneret élégant adulte
Jeune Linotte mélodieuse

D’autres espèces étaient présentes mais pas forcément devant les affûts. La Fauvette passerinette était si près de l’objectif qu’il était impossible de la photographier. La Fauvette orphée, moins répandue, est venue une fois mais je n’ai pas eu le temps de tourner le zoom vers elle. Il faut bien garder l’espoir de quelques nouveaux clichés pour l’année prochaine.

Voici qu’apparaît un animal que je n’ai jamais photographié.

Jeune Renard roux

Goupil a l’oreille fine et regarde vite dans ma direction. Comme j’utilise un appareil reflex, le bruit du miroir qui se relève et l’obturateur éveillent sa vigilance et l’intriguent.

Qu’est-ce ?
Prudence reculons

Finalement, il va boire plus loin.

Un dernier coup d’œil avant de disparaître

A l’année prochaine pour de prochains affûts, de nouvelles espèces dans un nouveau chapitre.

Jean-Luc Delamare

Jean-Luc