Images du jour, 26 septembre 2026
Nous sommes à table sur la terrasse, Cécile pousse un cri ! Une grosse chenille vient d’arriver sur son bras…
Je l’attrape avec un mouchoir et elle se débat par des contorsions rapides. Je reconnais tout de suite qu’il s’agit d’une chenille de Sphinx car elle porte une sorte de corne mais quelle est son espèce ?
Course pour rapporter l’appareil photo et le guide des chenilles. Je veux la poser sur une feuille de vigne mais elle reste agrippée au mouchoir, je suis obligé de le mettre en lambeau pour la dégager.

La consultation du guide me laisse circonspect, aucune chenille de sphinx ressemble à notre trouvaille. L’application Google Lens nous renseignera t’elle ?
Verdict, c’est une chenille de Sphinx du tilleul (Mimas tiliae). J’ai déjà écrit un article sur le blog sur cette chenille mais je ne me souviens pas qu’elle avait cette couleur (Devinette de sphinx, août 2025).

La lecture du guide m’apprend que la chenille avant de se nymphoser en s’enterrant, change de couleur et devient brun pourpré. Voilà pourquoi j’étais incapable d’identifier cette chenille d’après le guide.
La plupart des chenilles de sphinx ont la particularité de posséder cette sorte de corne à l’extrémité du corps. Celle-ci est appelée scolus et je n’ai pas trouvé dans mes livres une quelconque utilité à cet appendice.

A l’extrémité de la chenille se trouve aussi un écusson anal dont je ne connais pas non plus l’utilité.

Vu les mouvements de la chenille quand nous l’avons saisie, ce sont peut-être des moyens de défense par rapport à un prédateur qui serait alors surpris par ces éléments visuels.
En attendant, nous nous demandons comment cette chenille a pu atterrir sur le bras de Cécile.
Jean-Luc Gizeh



